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En dépit de l’impact considérable de la crise financière mondiale et de la tourmente économique sur tous les secteurs de l’économie, le secteur agricole devrait supporter la crise relativement mieux que les autres secteurs. Cela résulte d’une période récente de revenus relativement élevés mais par-dessus tout du fait que la nourriture est une nécessité de base et que la demande alimentaire est relativement inélastique au revenu.
L’évaluation d’une récession encore plus profonde et plus prolongée avec des PIB et des revenus plus faibles que dans le scénario de référence suggère que la réduction des prix agricoles, de la production et de la consommation associée à des revenus plus faibles est susceptible d’être modérée si tant est que la reprise économique débute dans les 2-3 prochaines années.
La demande pour des produits animaux au coût plus élevé, tels que le bœuf, le porc et les produits laitiers, serait la plus gravement affectée dans la mesure où la demande pour les produits animaux et les produits laitiers est plus réactive aux variations du revenu que la demande de céréales. Il s’ensuit que les céréales utilisées pour l’alimentation du bétail tendent à être plus sensibles aux variations de revenu que celles destinées à l’alimentation humaine.
Habituellement, les variations de revenu ont proportionnellement un plus grand impact dans les pays à bas revenus du fait de leur élasticités revenu plus élevées et car ce sont des pays où la consommation alimentaire constitue une part plus importante du budget des ménages, comparé à de nombreux pays de l’OCDE où les dépenses alimentaires constituent, en général, une part plus faible, et sont habituellement moins sensibles aux variations de revenus et de prix.
Variation, en pourcentage par rapport aux niveaux de référence, des prix des biocarburants et des produits végétaux associés à une croissance plus faible des revenus dans les scénarios de PIB alternatifs

Variation, en pourcentage par rapport aux niveaux de référence, des prix des viandes et des produits laitiers associés à une croissance plus faible des revenus dans les scénarios de PIB alternatifs

Les réductions de prix des végétaux et des biocarburants associées aux scénarios de PIB plus faibles représentent seulement la moitié des réductions de prix affectant les productions animales. Parmi les céréales, les prix du maïs sont les plus réactifs aux PIB plus faibles, reflétant son utilisation principale en tant qu’alimentation du bétail plutôt que matière première pour la production de biocarburant.
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